TOKYO, 4 octobre (Reuters) - Fumio Kishida va formellement prendre lundi ses fonctions de Premier ministre au Japon et composer un nouveau gouvernement qui devra immédiatement s'affairer pour gérer la crise sanitaire du coronavirus et le ralentissement économique provoqué par celle-ci.
L'ancien ministre des Affaires étrangères, réputé pour sa faculté à trouver des consensus, a été élu la semaine dernière à la tête du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, écartant trois rivaux pour prendre la succession de Yoshihide Suga, dont la cote de popularité était en berne et qui avait décidé de quitter son poste à l'issue du vote.
Fumio Kishida, âgé de 64 ans, aura aussi la responsabilité de guider le PLD lors des élections législatives qui doivent avoir lieu avant le 28 novembre et que le parti au pouvoir aborde dans un contexte délicat, la gestion critiquée de la crise sanitaire par le gouvernement Suga l'ayant fait reculer dans les intentions de vote.
Une session parlementaire exceptionnelle est organisée ce lundi à Tokyo pour formellement désigner Fumio Kishida comme Premier ministre. Kishida dévoilera ensuite la composition de son gouvernement.
D'après la presse locale, l'ex-chef de la diplomatie japonaise devrait grandement s'appuyer sur des alliés de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe. Il est attendu qu'au moins la moitié des postes soient attribués à des parlementaires n'ayant jamais occupé de fonctions gouvernementales.
Les actuels ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Toshimitsu Motegi et Nobuo Kishi, devraient conserver leurs postes, selon les médias locaux.
Hirokazu Matsuno, ministre de l'Education sous Shinzo Abe, devrait devenir le secrétaire général du gouvernement, un poste clé, tandis qu'un proche d'Abe, Koichi Hagiuda, est attendu comme nouveau ministre du Commerce et de l'Industrie, lequel est notamment en charge de la politique énergétique.
Symbole des priorités du gouvernement entrant, le nouveau secrétaire général du PLD, Akira Amari, lui aussi allié de Shinzo Abe, a déclaré dimanche que le Japon allait mettre sur pied, dans la foulée des élections législatives, un nouvel ensemble budgétaire de grande ampleur pour compenser l'impact économie de la crise sanitaire et dynamiser la croissance à long-terme de secteurs clé.
(Reportage Elaine Lies; version française Jean Terzian)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer